Enquête : GENOCOST, un combat de façade pour un Ministère des Droits Humains en panne ?

Par La Rédaction d' Actufemme.net

KINSHASA – Alors que la République Démocratique du Congo déploie une énergie considérable pour faire reconnaître le GENOCOST – un « génocide économique » qui saigne le pays depuis des décennies – un examen minutieux des institutions en charge des droits humains révèle une réalité troublante. Loin des tribunes internationales et des discours enflammés, le Ministère des Droits Humains, pierre angulaire de cette lutte, semble embourbé dans une défaillance numérique qui jette une ombre sur sa capacité réelle à rendre des comptes au peuple congolais.

Le Décalage : Grandeur du GENOCOST, fragilité ministérielle Le GENOCOST est un concept puissant, un cri de ralliement qui résonne désormais bien au-delà des frontières congolaises. Il incarne la souffrance d'un peuple spolié de ses richesses et de sa dignité. Une telle cause exige un engagement sans faille, une transparence irréprochable et une administration à la hauteur des enjeux historiques.

Pourtant, une observation simple, déjà soulignée par le média Ikodi.fr, révèle un paradoxe : le site officiel du Ministère des Droits Humains (www.droits-humains.gouv.cd), censé être le reflet numérique de cette institution vitale, est un désert d'informations.

Quand l'oubli numérique devient une faille de gouvernance Notre investigation confirme les constats :

  • Contenus obsolètes : L'absence d'informations récentes, de rapports d'activités à jour ou même d'une simple biographie du ministre actuel, Samuel Mbemba Kabuya, est criante.
  • Procédures inaccessibles : Pour une victime ou un défenseur des droits, chercher des procédures de plainte ou des informations concrètes sur l'avancement de dossiers relève du parcours du combattant.
  • Le silence des mises à jour : Dans un monde où l'information est instantanée, l'absence de toute mise à jour récente sur un site gouvernemental est un signal inquiétant de délaissement.

Ce "silence numérique" n'est pas qu'une simple lacune technique. Il traduit une forme de "légèreté administrative" qui contraste violemment avec la solennité et la gravité des crimes dénoncés par le concept de GENOCOST. Comment exiger une redevabilité internationale quand la redevabilité nationale, la plus fondamentale, fait défaut à ce point ?

La Représentation : Plus qu'une image, une mission Le Ministère des Droits Humains n'est pas une simple façade. Il est le garant des droits fondamentaux des Congolais. La non-mise à jour de son site, l'absence d'une information fluide et transparente, mine la confiance du public et entrave l'action des partenaires. C'est un obstacle concret à l'accès à la justice et à la visibilité des victimes.

Conclusion : Le GENOCOST mérite mieux qu'un site abandonné Le combat pour le GENOCOST est trop important pour être affaibli par des défaillances basiques de gouvernance. Il ne s'agit pas de "détails", mais de la colonne vertébrale d'une institution. Le peuple congolais, et avec lui la communauté internationale attentive, exige du Ministère des Droits Humains une véritable mise à niveau. La transparence numérique n'est pas un luxe, c'est le premier acte de redevabilité. C'est le prix à payer pour la crédibilité du GENOCOST et, plus important encore, pour la dignité des victimes.

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