D'après Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO, ces groupes affiliés aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, poursuivent leur avancée au Nord et au Sud-Kivu, consolidant leur contrôle territorial.
Lors de son briefing au Conseil de sécurité à New York, elle a souligné que ces groupes ne se contentent plus d'occuper des territoires mais cherchent désormais à asseoir leur influence politique et administrative.
Récemment, ils ont nommé un gouverneur et deux vice-gouverneurs à Bukavu, en plus de responsables financiers et miniers au Nord-Kivu.
La MONUSCO, présente en RDC depuis 2010 pour protéger les civils et soutenir les efforts du gouvernement congolais contre l'insécurité persistante, avait retiré ses troupes du Sud-Kivu en juin 2024 à la demande de Kinshasa. Toutefois, face à l'intensification de la violence, les autorités congolaises ont sollicité la prolongation du mandat de la mission onusienne jusqu'à fin 2025.
Malgré ces efforts, les avancées du M23, soutenu par les forces rwandaises, et des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe extrémiste, continuent de menacer la stabilité régionale.
Actufemme